Les résultats du deuxième trimestre montrent Xiaomi aux prises avec deux cycles économiques très différents. Son activité de smartphones reste confrontée au renchérissement de la mémoire et à une vive concurrence, mais la direction s'attend à ce que la hausse des prix de la mémoire ralentisse au second semestre 2026. Dans le même temps, les véhicules électriques représentent une part croissante du chiffre d'affaires du groupe et ouvrent à Xiaomi une nouvelle voie de développement à long terme.
Pour les trois mois clos le 30 juin 2026, Xiaomi a déclaré un chiffre d'affaires total de 108,9216 milliards de RMB, en baisse de 6,1 % sur un an. Le bénéfice net ajusté s'est établi à 6,2191 milliards de RMB, soit un recul de 42,6 %. Ces chiffres imposent une lecture prudente des perspectives. Xiaomi n'affirme pas que tous les coûts des smartphones ont déjà baissé, et son activité de véhicules électriques ne constitue pas encore un relais de bénéfices avéré.
La lecture la plus prudente est que ces pressions pourraient devenir plus faciles à maîtriser à mesure que la composition des activités évolue. Les smartphones restent essentiels à la taille et à l'écosystème connecté de Xiaomi. Les véhicules occupent une place croissante dans les revenus, tandis que les logiciels et l'IA demeurent des axes importants d'investissement technologique.
Les coûts continuent de peser sur les smartphones de Xiaomi
Le chiffre d'affaires des smartphones de Xiaomi a atteint 42,1187 milliards de RMB au deuxième trimestre, soit 7,5 % de moins qu'un an auparavant. Les expéditions ont diminué de 26,5 % à 31,2 millions d'unités. La marge brute des smartphones est tombée à 8,5 %, contre 11,5 % au deuxième trimestre 2025 et 10,1 % au premier trimestre 2026.
L'entreprise a attribué cette pression à la hausse sensible du prix de composants clés, dont la mémoire, ainsi qu'à une concurrence plus intense. Cette distinction est importante. Un ralentissement de la hausse des prix de la mémoire n'équivaut pas à une réduction immédiate du montant payé par Xiaomi pour chaque composant. Il ne garantit pas non plus une baisse des prix de vente ni un redressement rapide de la marge brute.
La direction s'est néanmoins montrée plus confiante pour le second semestre. Selon Reuters, le président de Xiaomi, Lu Weibing, a déclaré que les coûts de la mémoire étaient restés à des niveaux historiquement élevés pendant le trimestre, mais que leur progression avait ralenti et devrait continuer de ralentir. Il a estimé que la période la plus difficile était passée et précisé que Xiaomi avait ajusté sa gamme de produits ainsi que son calendrier de lancements. Il s'agit d'anticipations de la direction, et non d'améliorations déjà constatées. Les prochains trimestres diront si l'allègement attendu se reflète effectivement dans les comptes.
Le prix de vente moyen a toutefois évolué à rebours des volumes. Il a progressé de 25,9 % sur un an pour atteindre 1 351 RMB, un record selon Xiaomi. Une gamme davantage orientée vers le haut de gamme et ce prix moyen plus élevé ont donc compensé une partie de la baisse des expéditions, sans empêcher le recul du chiffre d'affaires ni celui de la marge des smartphones.
Les véhicules électriques deviennent un nouveau moteur de croissance pour Xiaomi
Le segment regroupant les véhicules électriques intelligents, l'IA et les autres nouvelles initiatives de Xiaomi a généré 24,8958 milliards de RMB de chiffre d'affaires au cours du trimestre, en hausse de 17,1 % sur un an. Il représentait 22,9 % du chiffre d'affaires du groupe, contre 18,3 % un an plus tôt. Au sein de cet ensemble, les ventes de véhicules électriques intelligents ont atteint 23,9 milliards de RMB, soit une progression de 15,9 %.
Les livraisons ont atteint 104 199 véhicules, soit 28,2 % de plus que les 81 302 unités du trimestre comparable. Xiaomi a expliqué que la hausse du chiffre d'affaires automobile provenait principalement de cette augmentation des volumes, en partie contrebalancée par un prix de vente moyen inférieur. Celui-ci a reculé de 9,6 %, à 229 312 RMB, surtout parce que la SU7 Ultra, plus chère, a pesé moins lourd dans les livraisons.
L'activité automobile de Xiaomi gagne par ailleurs en envergure. L'entreprise a indiqué que les livraisons cumulées de la gamme SU7 avaient dépassé 500 000 véhicules au 17 août 2026. Première voiture de Xiaomi, la SU7 reste le socle de son activité automobile. Une nouvelle génération du modèle a été lancée en mars 2026, tandis que l'entreprise poursuivait l'élargissement de son programme de développement.
Cette croissance ne met pas le segment à l'abri des pressions financières. L'ensemble formé par les véhicules électriques, l'IA et les autres nouvelles initiatives a enregistré une marge brute de 19,2 %, contre 26,4 % un an plus tôt, ainsi qu'une perte d'exploitation de 2,6 milliards de RMB. Ces chiffres portent sur tout le segment combiné : ils ne correspondent pas à une marge brute ni à une perte d'exploitation publiée séparément pour la seule activité automobile. Les véhicules électriques constituent donc un pilier croissant des revenus, mais il serait prématuré d'affirmer que la fabrication automobile est déjà devenue un moteur de bénéfices durable pour Xiaomi.
Xiaomi élargit son rôle sur le marché mondial des véhicules électriques
Xiaomi aborde l'automobile avec un parcours différent de celui d'un constructeur traditionnel. Sa stratégie HyperOS s'articule autour de l'écosystème baptisé Human × Car × Home. Les documents officiels consacrés à la SU7 décrivent des connexions entre la voiture, les smartphones, les tablettes et les appareils de la maison connectée. Son expérience des logiciels grand public, de l'IA, de l'électronique et des interfaces peut l'aider à différencier l'habitacle et l'usage au quotidien. Ce potentiel ne suffit toutefois pas à établir, à lui seul, un leadership technologique reconnu de manière indépendante.
Cette approche inscrit aussi Xiaomi dans un mouvement plus large de véhicules électriques chinois qui rivalisent par l'intégration logicielle, les capacités industrielles, les choix de batteries, les aides à la conduite et le positionnement des modèles. Les conditions de concurrence varient selon les gammes de prix et les marchés, et un seul résultat trimestriel ne permet pas de classer Xiaomi face à Tesla, BYD, NIO, Zeekr ou aux constructeurs internationaux établis. Les acheteurs qui étudient le marché chinois peuvent consulter la page de la marque BYD comme point de comparaison distinct, sans considérer toutes les marques chinoises comme interchangeables.
La place de Xiaomi sur le marché automobile mondial reste à construire. L'entreprise prévoit de se lancer en Europe en 2027 et a ouvert à Munich, en septembre 2025, un centre de recherche et de conception consacré aux véhicules électriques pour préparer cette étape. Dans les sources citées, Xiaomi n'a toutefois confirmé ni le premier modèle concerné, ni le pays de lancement, ni le prix, ni l'organisation du réseau de vente et d'après-vente.
Le centre de Munich atteste de ces préparatifs, sans prouver que l'Allemagne sera nécessairement le premier marché visé. De même, un projet pour 2027 ne signifie pas que les véhicules Xiaomi sont aujourd'hui proposés dans le cadre d'un programme officiel d'exportation mondiale. Cette distinction doit rester au cœur de toute analyse de son développement international.
Ce que l'essor des véhicules électriques de Xiaomi change pour les acheteurs internationaux
Pour les acheteurs étrangers, les progrès de Xiaomi illustrent la rapidité avec laquelle une entreprise d'électronique grand public peut devenir un acteur important du marché automobile chinois. Ils rappellent aussi que l'intérêt pour les véhicules électriques chinois doit s'accompagner d'une vérification de chaque exemplaire. Un succès commercial en Chine ne garantit automatiquement ni l'homologation, ni la couverture de garantie, ni la compatibilité logicielle, ni la disponibilité des pièces dans un autre pays.
Avant d'importer un véhicule électrique de Chine, l'acheteur doit confirmer le modèle exact et le numéro d'identification du véhicule, la date de fabrication, les caractéristiques de la batterie, la prise de recharge et la tension acceptée. La réglementation du pays de destination peut également porter sur l'éclairage, le vitrage, les marquages de sécurité, les équipements radio, les services de données, les langues disponibles et les aides à la conduite. Les fonctions logicielles liées à un compte chinois, à un réseau mobile ou à un service cloud peuvent se comporter différemment à l'étranger.
L'après-vente et l'usage au quotidien sont tout aussi importants. Les acheteurs doivent vérifier si le diagnostic, les pièces de rechange, la documentation de réparation, les rappels et les mises à jour à distance resteront accessibles dans le pays de destination. Il faut aussi contrôler l'historique des accidents, l'état de la batterie, les titres de propriété, la possibilité d'exporter le véhicule, les formalités douanières, les taxes et le transport. Les annonces du catalogue de véhicules de Yanxun Car peuvent aider à comparer les caractéristiques, mais elles ne remplacent pas la vérification du véhicule concerné ni celle des règles applicables à destination.
La future arrivée de Xiaomi en Europe pourrait apporter des réponses sur les marchés officiellement couverts. Tant que l'entreprise n'aura pas annoncé les modèles, les pays, les prix et les modalités de distribution, les acheteurs ne doivent pas supposer que la gamme SU7 vendue en Chine est déjà homologuée ou bénéficie d'un soutien commercial à l'étranger.
Importer des véhicules électriques chinois avec Yanxun Car
Pour un acheteur professionnel qui évalue un exportateur chinois de véhicules électriques ou de voitures d'occasion, la démarche la plus sûre commence par les documents, et non par un titre d'actualité. Yanxun Car peut aider à vérifier la provenance, à confirmer les caractéristiques, à examiner les dossiers disponibles, à établir un devis et à coordonner l'exportation. L'entreprise est indépendante : elle ne revendique aucune affiliation avec Xiaomi, BYD ou un autre constructeur, ni aucun soutien de leur part.
Le processus d'exportation de Yanxun Car détaille les étapes qui vont de la sélection du véhicule et de l'examen des documents au devis, puis à la coordination de l'expédition. La disponibilité doit être vérifiée pour chaque exemplaire : il ne faut pas supposer que des modèles Xiaomi sont en stock ou admissibles dans une destination donnée sans confirmation. L'état du véhicule, le support logiciel, la compatibilité de recharge et la conformité locale exigent eux aussi un examen au cas par cas.
Le principal enseignement du trimestre n'est ni la disparition des pressions sur les coûts des smartphones, ni une commercialisation déjà mondiale des voitures Xiaomi. La direction estime plutôt que ces pressions devraient s'atténuer, tandis que les véhicules prennent davantage de place dans l'avenir du groupe. Cette évolution fait de Xiaomi une entreprise à suivre de près, alors que les industries technologique et automobile chinoises continuent de converger.
Les sources examinées pour cet article comprennent le reportage de Reuters sur les résultats et les perspectives de la direction de Xiaomi, l'annonce officielle des résultats du deuxième trimestre, la présentation du deuxième trimestre, le compte rendu de l'entreprise sur son centre européen de recherche et de conception de véhicules électriques, sa présentation de l'écosystème SU7 et la présentation de la nouvelle génération SU7.

